Gagner dans les dernières minutes : force ou faiblesse ?

Crédit photo: Keith Nordstrom
Il existe un débat vraiment intéressant sur le fait de savoir si gagner dans les dernières minutes de jeu est le signe d’une équipe solide ou bien un aveu de faiblesse. La semaine dernière, quatre équipes se sont imposées à la toute fin du match : New England, Green Bay, San Diego et Denver. La côte des analystes a subitement été relevée pour chacune de ces équipes suite à ces victoires.
Concernant New England, nombre de commentateurs ont conclu que le Tom Brady de cette nouvelle saison, revenant de blessure, avait retrouvé son niveau d’excellence. Pour Green Bay, on parlait déjà de la fin d’une « poisse » qui les avait poursuivi toute la saison en ayant perdu plus de la moitié de leurs matchs dans les dernières minutes de jeu. D’aucuns ajoutaient d’ailleurs qu’Aaron Rodgers avait définitivement acquis des nerfs solides, signe d’un véritable quarterback de franchise. Concernant San Diego, la victoire arrachée face aux Raiders à la fin du match confirmait leur place de prétendants aux playoffs grâce au niveau de maturité de leur quarterback Philip Rivers. Enfin pour ce qui est de Denver, suite à la dernière action complètement folle du match de Brandon Stokley qui attrapa une passe qui ne lui était pas destinée et marqua un touchdown de 87 yards, tout le monde s’accorda à dire que Denver avait eu simplement de la chance sur ce coup là…
Eh bien tous ces commentaires ont été démentis lors des matchs de dimanche dernier. En premier lieu, Denver s’est imposé face à Cleveland sur un score de 27 à 6, ce qui leur permet de prendre la tête de l’AFC Ouest. Le coup de pot de la semaine dernière n’était peut-être pas simplement un coup du hasard. En tout cas, cela ne devait pas masquer les compétences qu’il y a dans cette équipe. En second lieu, New England vient de subir une défaite contre les Jets sur un score de 16 à 9. Tom Brady, que tout le monde encensait, a essayé à plusieurs reprises de faire revenir son équipe en fin de match mais rien n’y aura fait… Beaucoup d’imprécisions et un manque de niaque étonnant ! En troisième lieu, Green Bay s’est incliné à domicile face aux Bengals sur un score de 31 à 24. Dans les toutes dernières minutes de jeu, Aaron Rodgers que tout le monde pensait mûr et épanoui n’a pas réussi à retourner la tendance. Surtout, la victoire de la semaine dernière que tout le monde analysait comme une bonne chose avait montré des faiblesses au niveau de la ligne offensive que nous avions signalées et qui, lors du match de Cincinnati, ont pesé lourd dans la balance. Enfin, San Diego s’est incliné face aux Ravens sur un score de 31 à 26 dans un match où la franchise de Baltimoire a clairement montré sa domination.
En définitive, il existe une parfaite contradiction entre ce que l’on pouvait penser de ces quatre équipes la semaine dernière et l’analyse qui s’impose aujourd’hui après les matchs de la deuxième semaine. En fait, il semble que l’on ne puisse pas vraiment tirer de conclusion ni faire d’analyse précise des victoires ou défaites dans les dernières minutes de match à l’exception de ce qui concerne le facteur chance… qui reste, néanmoins, quelque chose de fondamental en NFL au regard du peu de match joué durant la saison régulière.
Article(s) sur le même sujet:
- Saison NFL 2009 – IT’S PLAYOFF TIME !
- Les suites violentes de la défaite des Bills
- NFL saison 2009 – 2e semaine – Matchs de l’AFC Nord et Est
- Une saison à un seul match !
- Saison NFL 2009 – Présentation de la 10ème semaine

/images/Flux RSS.gif)