Suite au premier tour des playoffs, nous revenons sur les matchs de Wild Card avec les moments forts du week-end. Si Josh Allen ou Joe Burrow ont marqué les esprits sur le terrain, il y a également de quoi dire en dans les tribunes, entre la fête à Cincinnati et la déception à Dallas. Et plus étonnant, un sifflet et le soleil ont également joué des rôles inattendus…


La ville de Cincinnati, qui peut enfin exulter

Si une ville attendait avec impatience ce week-end de Wild-Card, c’était bien Cincinnati. Les fans avaient répondu présent, puisque le record d’affluence du Paul Brown Stadium a été battu, et ils ont fait du bruit pendant toute la rencontre. Et ils ont été récompensé car ils ont enfin pu célébrer une victoire en playoffs, 31 ans après la dernière. Aucune autre franchise dans les 4 sports majeurs américains n’attendait depuis si longtemps.


Joe Burrow et Ja’Marr Chase, qui promettent un beau futur aux Bengals

Si la disette est terminée à Cincinnati, c’est notamment grâce aux nouvelles stars de la franchise. Pour son premier match en playoffs, Joe Burrow s’est rappelé ses années universitaire, et comme avec LSU en 2019, il a dominé. Calme et confiant, il lance pour 244 yards et 2 touchdowns, confirmant au passage qu’il était bel et bien le futur de la franchise et le futur de la NFL. Et comme avec les Tigers après le titre national, Joe Burrow a célébré avec « swag » et un gros cigare.

L’autre jeune star qui s’est encore affirmée sur ce premier match de playoffs, c’est le WR Ja’Marr Chase. Le probable vainqueur du trophée de Meilleur Rookie Offensif a montré que les playoffs n’étaient pas une scène trop grande pour lui, et il a déjà signé un match à plus de 100 yards. Le futur est prometteur chez les Bengals.


Un sifflet, qui provoque un imbroglio arbitral

Une action a beaucoup fait parler pendant et après le premier match des Wild Card samedi entre les Bengals et les Raiders. Sur le deuxième touchdown lancé Joe Burrow, le QB échappe à la pression et navigue vers la touche avant de finalement lancer la balle au dernier moment vers Tyler Boyd. Jusqu’ici, rien d’anormal, sauf qu’un coup de sifflet a retenti juste avant que la balle arrive dans les mains du WR de Cincy.

Les arbitres ont décidé de valider le touchdown, ce qui était la bonne décision car Burrow n’était pas sorti avant de faire sa passe, sauf que le règlement stipule que l’action aurait eu être rejouée du fait du coup de sifflet. Il y a donc deux erreurs sur le coup : 1) l’arbitre qui a sifflé trop tôt et à tort, 2) le choix de valider le touchdown et de ne pas rejouer l’action. La NFL va sanctionner cette équipe arbitrale, que l’on ne reverra pas en playoffs, mais cela souligne un petit soucis récurrent d’arbitrage en NFL.

Tyler Boyd touchdown
Le coup de sifflet a t-il eu un impact sur le touchdown de Tyler Boyd ? (photo : NFL)

Josh Allen et l’attaque des Bills, qui ont joué le match parfait

Est-ce possible de jouer un match parfait ? Si la réponse est oui, alors la performance offensive des Bills samedi en est proche. Face aux Patriots, qui possèdent tout de même l’une des meilleures défenses de NFL cette saison, Buffalo a marqué 7 touchdowns en 7 possessions. Pas de punt, pas de perte de balle, même pas un petit 4th down pour épicer les choses. Bilan, 47 points marqués à une équipe qui a alloué moins de 18 points en moyenne sur la saison régulière.

L’homme qui incarne cette démonstration offensive est Josh Allen, qui a fait la misère aux Pats dans les airs (21/25, 308 yards, 5 TD) et au sol (66 yards). Le QB des Bills a parfaitement distribué le jeu, avec 9 receveurs qui terminent avec au moins 1 réception. Le seul perdant dans l’histoire est le punter de Buffalo, qui est resté sur la touche par -15 degrés.  


Ben Roethlisberger, qui a surement joué son dernier match en NFL

Il ne devait pas être là, mais il s’est offert un dernier match de playoffs pour terminer sa carrière. Ben Roethlisberger ne part pas forcément sur une très bonne note, mais il quitte la scène à un niveau de la compétition qui représente mieux sa carrière.

Big Ben quitte ainsi la NFL après 18 saisons chez les Steelers. Il a gagné 2 Super Bowls, remporté le trophée de Meilleur Rookie en 2004, participé à 6 Pro Bowl. Il se place 5ème dans l’histoire en yards dans les airs et 8ème en touchdowns, et il n’aura jamais connu une saison régulière avec un bilan négatif… Prochaine étape : Canton et le Hall of Fame.


Les fans des Cowboys, qui sont encore sortis déçus

Le stade des Cowboys nous a également offert de nombreuses images de fans tristes, déçus une nouvelle fois par une sortie prématurée en playoffs. Les photos qui circulent vont pouvoir servir de mêmes, notamment pour les fans des Eagles, pendant quelques mois.


Le soleil couchant du Texas, qui éblouit les joueurs

Il est 17h à Arlington, dans la banlieue de Dallas, le soleil se couche au milieu des gratte-ciel après une belle et douce journée d’hiver. Le stade des Cowboys laisse entrer les derniers rayons orangés, qui viennent illuminer les joueurs comme des stars sur scène. L’image peut paraître bucolique mais la réalité est en fait moins glorieuse. Car si la grande majorité des stades sont construits d’est en ouest, les choses sont différentes dans le Jerry’s World avec une orientation nord – sud. Et comme l’AT&T Stadium, stade le plus cher du monde, possède de belles baies vitrées, et bien le soleil s’y engouffre et éblouit les joueurs. On a pu le voir sur une passe que Cedrick Wilson n’a pas pu attraper car il ne voyait rien. Un détail troublant pour une facture de plus d’1 milliard de dollars…

Le stade des Cowboys a connu une autre mésaventure plutôt rare ce week-end, lorsque le punter de Dallas a vu son dégagement stoppé par l’immense écran géant… Quand ça ne veut pas !


Les têtes de série numéro 7, qui n’ont pas été à la hauteur

Depuis l’année dernière, la NFL a décidé de rajouter une équipe dans chaque conférence pour les playoffs, passant de 6 à 7 qualifiés de chaque côté. Si cela nous permet d’avoir plus de match lors du tour des Wild-Card, on ne peut pas dire que le niveau de jeu soit au rendez-vous. En effet, les deux équipes qui se sont qualifiées en 7ème position cette saison n’ont pas été au niveau.

Les Eagles se sont inclinés 31-15 à Tampa, mais ils ont été surclassés dans tous les domaines du jeu et ont pris un 31-0 avant que les Bucs se relâchent. Sur la saison, Philadelphia n’a pas gagné un seul match face à une équipe en playoffs (0-7). Un peu plus tard, les Steelers n’ont pas fait meilleure impression en s’inclinant 42-21, avec ici aussi un écart qui s’est réduit à la fin quand l’histoire était pliée.